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Le site de la CNT87
Ne battons pas en retraite, grève générale pour la justice sociale ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par christophe   
Lundi, 06 Septembre 2010 09:45

A LIMOGES manifestation A 10h00 Place de la République

Face à la casse du système de retraite par répartition, à la destruction
des services publics, face à la montée du chômage, les syndicats CNT de la
Haute-Vienne appellent à la grève du mardi 7 septembre et organisent une
Assemblée Générale interprofessionnelle à partir de 14h
amphi Blanqui derrière la mairie.
Cette AG est ouverte à tou-te-s, syndiqués et non-syndiqués. C'est par
notre nombre que nous pourrons donner une suite à ce mouvement.


*Ne battons pas en retraite !
Tous et toutes en grève mardi 7 septembre 2010
en attendant la construction d'un large mouvement de grève reconductible !*

*Fini de jouer !*


Retraites, fonction publique, licenciements massifs, dérives
sécuritaires, stagnation des salaires, chômage partiel, précarité
galopante... combien de mots encore pour qualifier l'impasse sociale
dans laquelle nous plonge le capitalisme ? La crise devait tout changer
et rien n'a bougé. Étonnant ? Pas vraiment, car quand le patronat et
l'État défendent leurs intérêts, la croissance des profits et la
continuation de leur domination économique, politique et sociale, ils ne
font pas dans l'humanisme... Les classes dirigeantes sont en lutte pour
leur survie, elles combattent pour conserver leurs privilèges. Un combat
bien facile quand, en face, les directions syndicales ne font que gérer
les défaites et négocier les reculs.

*La belle crise que voilà...*

Pourtant, la crise financière n'a pas fait mal à tous, elle sert plutôt
de prétexte pour accentuer la pression sur les droits sociaux. Les
salariés l'ont vécu de plein fouet, entre licenciements économiques
massifs, gel des salaires, développement des contrats précaires, chômage
partiel et autres joyeusetés. Mais les patrons, dirigeants politiques et
autres gestionnaires du système capitaliste ne s'en portent eux que
mieux. Après les larmes de crocodile versées sur le risque
d'effondrement et de faillite du système financier mondial, est venu les
temps de l'appel aux sacrifice... pour les travailleurs. Jusqu'à
expliquer que franchement, non, ce n'est plus possible de continuer
comme avant, il faut réguler. Et les mesures drastiques tombent pour
faire rendre gorge aux infâmes traders et spéculateurs : réduire les
dépenses publiques et réformer les retraites. Étrange raccourci non ?
Réguler le capitalisme à la mode G20, Sarkozy ou FMI (dirigé par un «
camarade » du PS...) serait donc faire des économies sur le service
public, garant d'un minimum de cohésion sociale, et faire bosser
toujours plus ceux qui déjà triment à en péter les plombs en mettant au
chômage les autres millions d'inutiles...

*Tais-toi et marche !*

Et pour parfaire le tout, rien de mieux que de mettre au pas ceux qui
osent contester. Le plus simple, c'est de prendre le mal à la racine et
d'entraver ce qui fait la force des travailleurs : le syndicat. Depuis
plusieurs mois, la CNT doit faire face à une vague de répression
violente, entre contestation de ses créations de sections syndicales
(Baud, Sévelnord par exemple), licenciements massifs de ses nouveaux
syndiqués (People and Baby) et tentative de déstabilisation de ses
sections déjà très bien implantées (Cinémathèque). Trop gênant ?
Sûrement. Quoi qu'il en soit, cela ne fait que prouver que nous sommes
sur la bonne voie : gêner les patrons au point d'en devenir leur
marotte, voire leur cauchemar, ça ne peut que nous faire plaisir et nous
renforcer dans nos orientations syndicales, notre démarche de solidarité
de classe et notre refus de la cogestion. Tout comme ce fût le cas de
tous les travailleurs de Continental, Total, Caterpillar, Sony, 3M,
Phillips-EGP Dreux, Brodard Graphique, et de bien d'autres encore.

*Leur logique et la nôtre*

Car, loin des discours et débats de spécialistes, quelques évidences
subsistent. Notamment que les richesses n'ont pas disparu, qu'elles ne
se sont pas envolées, mais qu'elles sont juste toujours plus concentrées
entre les mains d'une minorité. De même que les prétendus déficits
publics sont créés de toutes pièces : gel des cotisations patronales,
exonérations massives de cotisations sur les bas salaires,
généralisation des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne
salariale, actionnariat d'entreprise, participation, primes diverses...)
tous exonérés de cotisations, dettes de l'Etat vis-à-vis des régimes
sociaux, politique de bas salaires et donc de faibles cotisations et
médiocres contributions au financement des régimes sociaux, chômage de
masse et donc perte de cotisations, fraude massive des entreprises,
placements financiers soumis à aucune cotisation sociale, etc. Combien
de dizaine de milliards d'euros au final pour un soi-disant déficit de
la sécurité sociale de quelque 30 milliards ?

Et on voudrait nous faire croire qu'avec le non-remplacement d'un
fonctionnaire à la retraite sur deux et le report de l'âge de la
retraite on va arranger les choses... Mais en toute logique, si certains
travaillent plus vieux, les jeunes seront au chômage, et si on supprime
des emplois dans la fonction publique le chômage va encore augmenter...
Réduire les déficits en augmentant le chômage, en voilà une belle idée.

*Notre force c'est le nombre !*

L'enjeu des batailles d'aujourd'hui sur les retraites, les suppressions
de postes de fonctionnaires, l'explosion du chômage, etc., est assez
évident : Les travailleurs et leurs organisations syndicales doivent
sortir d'un « dialogue social » où ils sont toujours perdants pour
s'affirmer comme une force sociale apte à imposer leur réalité et leurs
exigences. Il est temps de siffler la fin de la récré. Si les salons de
Matignon sont douillets, si les locaux de l'Élysée sont bien climatisés,
si les comités d'entreprise offrent un semblant de débat, si les
tribunaux d'instance ou les prud'hommes ont parfois un parfum de
satisfaction, ce n'est pas là que se joue le fond du problème.

La seule force des travailleurs c'est leur nombre et leur capacité à
bloquer la production des richesses qui font les jours heureux et les
yachts classieux du patronat. La grève n'est pas un gros mot, c'est un
droit et la seule manière souvent de se faire entendre réellement.
Plutôt que de perdre quelques demi-journées de salaire tous les deux ou
trois mois pour ne rien obtenir, ne vaudrait-il pas mieux tout arrêter
quelques jours ? D'autres l'ont fait avant nous, lors des grèves de 1936
par exemple, et personne n'en est mort, personne ne s'en plaint
aujourd'hui, surtout pendant ses congés payés...

Reconstruisons un syndicalisme intransigeant, qui sache opposer la
solidarité des travailleurs à la violence patronale, qui sache
privilégier la main-mise des salariés sur leurs luttes plutôt que de
déléguer leurs voix à quelques permanents éloignés des réalités du monde
du travail. Construisons l'espoir d'un autre futur plutôt que de subir
encore et toujours les mêmes discours fatalistes et leurs conséquences
désastreuses. Le capitalisme n'est pas la fin de l'histoire, notre
avenir est entre nos mains, organisons-nous pour le construire ! !

*Pour un syndicalisme de classe et d'émancipation sociale, ne battons
pas en retraite !
Grève générale pour la justice sociale !*

 

le tract confédéral en pdf:
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/retraite_-_greve_7_sept_2010-2.pdf

5 bonnes raisons de lutter contre cette nouvelle "réforme“ des retraites:
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/tractconfretraite24juin2010.pdf

4 pages confédéral sur les retraites:
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/4_pages_retraite_2010.pdf
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Mise à jour le Lundi, 06 Septembre 2010 10:58
 
Licenciement d'une déléguée CNT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pti'Mat   
Vendredi, 20 Août 2010 15:00

Cinémathèque : notre déléguée syndicale CNT, élue au CE, licenciée
mardi 17 août 2010

Ils ont osé !!! La Direction de la Cinémathèque Française est allée au bout de sa logique : depuis plusieurs mois, elle s’en est pris à notre camarade Valérie, déléguée syndicale CNT et élue du CE, en montant un dossier bidonné pour obtenir son licenciement, avec l’aide de l’Inspection du Travail, dont la proximité avec la direction de la Cinémathèque n’est plus à démontrer.

Costa Gavras, Président de la Cinémathèque et Serge Toubiana, Directeur Général, si prompts à se payer de mots pour se présenter comme des grands démocrates défenseurs de nobles causes, militants historiques (et désormais si lointains) de gauche, ont franchi la ligne jaune et se prêtent au jeu fort en vogue de la répression anti syndicale tous azimuts. En quelques mois, six militants syndicaux élus dans les instances ont été sanctionnés pour des motifs futiles ou fantaisistes. Il faut dire que l’argent n’a pas d’odeur et que l’Etat fait pression auprès de toutes les institutions culturelles pour obtenir un paysage syndical propre et peu revendicatif, en échange des subventions et des vilénies à venir (la RGPP fait là aussi son oeuvre destructrice).

Valérie est accusée de harcèlement sur la base de témoignages fabriqués par sa hiérarchie, alors que c’est elle qui est placardisée et harcelée dans le cadre de ses activités profressionnelles et syndicales. Elle s’en est d’ailleurs plainte depuis plusieurs mois auprès de la Direction, qui n’a rien fait pour mettre fin à ce scandale.

Ce licenciement est un acte politique fort et un message de terreur envoyé aux salariés qui osent encore défendre leurs droits, et qui confirme que la Direction de la Cinémathèque a prêté allégeance au pouvoir sarkozyste dont les méthodes brutales tristement d’actualité scandalisent même dans les rangs de la droite (hypocrisie quand tu nous tiens...). Les salariés de la Cinémathèque ne s’y trompent pas, et s’inquiètent fortement de ces dérives. A coups de restructurations, de management par la peur dans les services, avec la complicité de quelques cheffaillons ou salariés zélés faisant office d’auxiliaires de police, la Direction a instauré un climat délétère. Les arrêts de travail pour dépression et les démissions se succèdent.

D’ailleurs, cerise sur le gâteau empoisonné, Stéphane Richard, le patron de France Telecom, entreprise connue pour son management anxiogène ayant poussé au suicide des dizaines de salariés, et Bertrand Méheut, patron de Canal + ayant procédé au licenciement sec de près de 400 salariés, ont été nommés par l’Etat en qualité de personnalités qualifiées au sein du conseil d’administration de la Cinémathèque Française. Ces personnalités sont en effet fort qualifiées pour infléchir à droite toute la politique sociale et économique de la Cinémathèque.

La CNT et la CGT en appellent à la solidarité intersyndicale et interprofessionnelle, et reviendront dès demain sur ce site pour publier le tract commun et énoncer les actions à venir.

Nous ne lâcherons rien !

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Mise à jour le Vendredi, 20 Août 2010 15:02
 
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